La silhouette ne se résume pas à un filet de triangles. Un second réseau, composé surtout de motifs hexagonaux, se trouve à l’intérieur. Les entretoises relient les deux nappes.
Un grand volume libre
L’ossature dessine l’enveloppe du monument. Dans la partie basse, les salles et les plateformes du musée forment un autre ensemble : elles ne remplissent pas la calotte supérieure.
Une transparence héritée de l’histoire
Le pavillon de 1967 était fermé par des panneaux acryliques. Leur disparition dans l’incendie de 1976 a laissé l’acier à découvert. C’est cette structure ouverte qui marque aujourd’hui le paysage du parc Jean-Drapeau.
La Biosphère de Montréal, sa structure sphérique et les arbres qui l’entourent. Photo : Alessio Patron · Unsplash License. Recadrage et conversion WebP.
1967
Le pavillon des États-Unis accueille les visiteurs d’Expo 67. Le dôme est conçu par Buckminster Fuller et Shoji Sadao.
1976
Le 20 mai, un incendie détruit le revêtement acrylique. L’ossature métallique demeure.
1995
La Biosphère ouvre comme musée consacré à l’environnement, avec de nouveaux aménagements intérieurs.
2021
La Biosphère rejoint les musées d’Espace pour la vie.
Une maquette pour comprendre, des sources pour vérifier.
Le modèle a été construit pour MONTRÉAL | MTL à partir de descriptions géométriques et de documents d’architecture. Il restitue le dôme, les volumes du musée, les espaces vitrés et les principaux aménagements paysagers. Il ne s’agit ni d’un relevé laser ni d’un plan d’exécution.
Ce qui est documenté, ce qui est simplifié
Le gabarit et la double trame : rayon extérieur de 38,1 m, rayon intérieur d’environ 37,03 m, subdivision de fréquence 16 et 80 points sur la couronne équatoriale. La géométrie basse suit les facteurs de corde des reconstructions documentées par Toomey et Kitrick.
La calotte : une subdivision géodésique régulière remplace les méthodes de triangulation spécifiques utilisées sur le monument. Certaines ouvertures basses et les assemblages métalliques sont simplifiés.
Le musée et les abords : les plateformes, patios et façades sont interprétés à partir de photographies et du diagnostic architectural de 2010. Le grand bassin, les bacs plantés et le parvis sont documentés par le projet NIPPAYSAGE de 2020–2021. Le tracé du bassin, des chemins et des îlots plantés a été rapproché d’une vue aérienne du site. Les proportions intérieures et la position de chaque sujet végétal restent approchées. Les extensions proposées en 2010 ne sont pas reproduites ; les travaux de 2024–2026 ne sont pas relevés dans leur intégralité.
Les matières et la végétation : les vitrages, les surfaces d’eau, les pelouses et les arbres utilisent des matières et des formes créées pour la maquette. Les espèces et chaque sujet végétal ne sont pas inventoriés.
La vue intérieure : il s’agit d’une coupe virtuelle du dôme, pour regarder les bâtiments depuis l’extérieur. Elle ne constitue pas une visite de toutes les salles du musée.